Depuis son ouverture il y a 12 ans, le Musée de l’image | Ville d’Épinal porte un « regard » original sur ses collections.

Ses expositions sont toujours l’occasion de mettre en connivence art contemporain, arts décoratifs, musiques… avec les images, intégrées ainsi à l’histoire des arts.

S’intéressant en été 2015 aux rapports complexes qui lient hommes et animaux, la nouvelle exposition ne déroge pas à la règle.

Prenez quelques minutes pour en savoir plus sur cette exposition, qui sera proposée du 29 mai au 1er novembre 2015.

 

En savoir plus

 

Un éléphant sans trompe, un lapin affublé d’une queue de renard, un serpent enragé et des singes rieurs…
Les collections du Musée de l’image recèlent des trésors d’humour !

Connu aujourd’hui comme le créateur de la Vache qui rit ou de Gédéon le canard, BENJAMIN RABIER, illustrateur et dessinateur de presse, est déjà réputé lorsqu’il commence à créer des images pour l’Imagerie Pellerin en 1897.
Les 21 images en feuille (dessins originaux à l’appui !) et les albums créés par Benjamin Rabier signent les débuts de cet illustrateur génial et prolifique.
Dans ses histoires facétieuses on retrouve tour à tour des hommes dupés, des enfants pas sages… et surtout des animaux, tantôt naïfs ou espiègles, tantôt gagnants ou victimes, à l’image du renard rusé bien souvent malmené…
L’humour du 19ème siècle est surprenant, le trait de l’artiste est précis, la composition est proche de la bande-dessinée.

Benjamin Rabier et l’imagerie, un sujet étudié pour la première fois en France… Avec le regard du Musée de l’image, le résultat promet d’être détonnant !



En connivence, les photographies contemporaines de CHARLES FRÉGER, où des hommes posent en costumes de rites ancestraux, grimés en bêtes sauvages. Mais l’artiste les plante délibérément en pleine nature, hors de tout contexte folklorique.

Portrait d’individu ou silhouette anonyme… portrait de groupes… ?

Résultat d’un travail de deux ans à travers dix-huit pays d’Europe, cet inventaire est loin d’être ethnographique. Le monde humain et le monde animal se rejoignent, la culture et la nature se juxtaposent. Nous avons devant nous des créatures hybrides, figures tutélaires de l’homme sauvage – du Wilder Mann.

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« Ce qui nous surprend,
c’est la liberté avec laquelle, à travers l’Europe,
des hommes s’emparent de quelques thèmes iconographiques pour les incarner en les renouvelant.
Ce qui nous ravit,
c’est la justesse avec laquelle un photographe en fait les acteurs d’un théâtre où se joue la comédie des origines. »

Jean-Christian Fleury,
pour le catalogue de l’exposition.