Association des Vosgiens de Paris

Notre Association est née en 1993 mais son origine est plus lointaine puisqu'elle est issue de la réunion de deux Associations : l'Association Vosgienne (fondée en 1866) et l'Union Fraternelle des Vosgiens (créée en 1904).

Notre but est de développer les liens d'amitié et de solidarité entre nos membres, qu'ils soient vosgiens d'origine ou de coeur!

L'assemblée générale de l'association des vosgiens de Paris se tiendra

le samedi 28 mars 2015 à partir de 10h30

au café-restaurant du Pont-Neuf
14 quai du Louvre 75001 Paris

1993-1998

En 1993, quand renaît une Association des Vosgiens de Paris, se constitue aussi à Paris une Fédération des Associations Lorraines, un rapprochement des associations d’originaires, ayant pour objectif d’être un interlocuteur des collectivités régionales et d’aider à l’établissement d’une Maison de la Lorraine à Paris. L’AVP s’y montre d’abord très active, tout en poursuivant les activités initiées par ses associations-mères :

  • En mai, la fête nationale de Jeanne d’Arc, fête du patriotisme, devant la statue équestre de la place des Pyramides.
  • Une messe à la mémoire des membres disparus, célébrée par le Père Paul Bouqueau à l’église St-Léon (XV°)
  • Le ravivage de la Flamme en septembre avec les délégués de la Légion Vosgienne. Avant la cérémonie à l’Etoile, un déjeuner est pris en commun suivi d’une visite touristique : le Mont Valérien (1994), le Musée de l’Armée 1995), la France Miniature (Elancourt 1996), la Maison de la Lorraine et les Champs Elysées (1997), Vaux-le-Vicomte (1998).
  • En décembre 1995, notre matinée récréative de la St Nicolas (goûter, cadeau et vin d’honneur) se déroule encore au Ministère des PTT avec l’Association Meusienne ; en 1996, ce sera à la Mairie du XIe Arrondissement et les trois années suivantes, au Cirque Bouglione installé porte Maillot, pour les enfants de toutes les associations parisiennes de la Fédération.
  • Un bulletin trimestriel, Lignes Bleues de nos Vosges, sort son premier numéro en juin 1994. Il est la principale liaison avec les adhérents et avec d’autres associations, à Paris ou dans les Vosges.

En 1995, le groupe folklorique spinalien Les Pinaudrés se produit à la mairie du XIe Arrondissement de Paris. C’est aussi l’instauration de voyages en autocar dans les Vosges, des retours aux sources : en Saône-Lorraine (1995), dans les Hautes-Vosges (1996), au Donon (1997), de Colombey à Luxeuil avec une incursion en Alsace (1998). Des personnalités nous y rencontrent : MM. Souchal et Voilquin à Domrémy, Dubouis à Plombières, Faivre au Val d’Ajol, Poncelet à Remiremont, Pierret à Saint-Dié, Mgr Guillaume, Maître Poncet et Hubert Curien à Allarmont… Une soirée dansante avec les Vosgiens de Nancy se répète plusieurs années et un déjeuner convivial clôt le voyage : à Saint-Vallier chez le Général et Mme Jean Perrin, à Yvoux chez M. et Mme Henri George, à Allarmont chez le Recteur et Mme Gérald Antoine en présence d’Hubert Curien (photo ci-dessous).

1995 : à Châtillon-sur-Saône

1997 : accueil à la Hallière par trois académiciens

A Paris, le Grenadier, le buffet de la gare d’Austerlitz, accueille réunions de travail et rassemblements festifs, La nouvelle Maison de la Lorraine, rue de l’Echelle, offre une approche diversifiée de la province autour de personnalités lorraines : élus, artistes, Miss France (1998), ou de spécialités locales (thermalisme, St-Nicolas, artisanat…)

1999-2003

Privée de sa principale raison d’être après l’ouverture de la Maison de la Lorraine à Paris, la Fédération des Associations Lorraines se dissout en 1999. Depuis deux ans, Michel BERTRAND préside l’AVP à la suite de Jacques-Marcel PAUL qui a opté pour l’Association des Lorrains.

  • La messe du Souvenir suit son officiant, maintenant à la paroisse Saint-Augustin.
  • Une sortie de printemps, une tradition rétablie, nous conduit en 2002 au Musée du Vin (Paris XVIe), puis dans l’Ile des Impressionnistes à Chatou. En 2003, ce sera une première visite de l’église Sainte-Odile (Paris XVIIe), en cours de restauration.
  • En 1999, la Saint-Nicolas se déroule dans la crypte de cette église. La Maison de la Lorraine, associée à des partenaires régionaux, instaure ensuite une autre formule : parmi d’autres animations pour adultes, une matinée récréative au théâtre Daunou pour les enfants des associations parisiennes ; mais ce n’est plus la grande réunion familiale que bien des Vosgiens évoquent avec nostalgie.
  • Le voyage annuel, maintenant commun aux Vosgiens et aux Meusiens qui le organisent à tour de rôle, adopte une nouvelle formule - train puis circuits en autocar localement – et choisit d’autres horizons : Anjou sur les traces de la Croix de Lorraine et Vendée (1999); sites normands du débarquement, Bayeux et Caen (2000); Vosges du Nord en 2001; Charleville, grottes de Han et vallée de la Meuse en 2002.

André George, André Richard, Michel Bertrand

2000 : Cimetière américain
de Colleville-sur-Mer

2001 : au Père Lachaise
Stèle d’Yvon et Claire Goll

  • 2001 connaît un moment qui a marqué : la Ville d’Epinal est l’hôte de la Maison de la Lorraine pour plusieurs semaines. Son maire Michel Heinrich avec son prédécesseur Philippe Séguin inaugurent l’exposition Epinal en images. La manifestation la plus originale est la traversée de Paris en autocar sur les traces de célébrités vosgiennes ressuscitées par la verve du guide Pascal Payen-Appenzeller : Jeanne d’Arc blessée (rue St-Honoré); Marc Boegner, Daniel Rops et Maurice Barrès (Institut de France) ; Eugène Jacquot, à propos de Ninon de Lenclos (Place des Vosges). Au long du parcours : le grammairien Ferdinand Brunot, l’historien Camille Bloch, le sociologue Emile Durckheim, les Ferry, André et Jean Lurçat, l’organiste Gaston Litaize (à Saint François-Xavier) et le poète Nicolas Gilbert (au musée de l’Assistance Publique). Au cimetière du Père Lachaise, les tombes de Victor Noir et celles, voisines, de Frédéric Chopin et des époux Goll. …
  • Plusieurs faits marquent l’année 2003, celle du 10e anniversaire
    D’abord un retour aux sources particulièrement riche. Sur trois jours, avec le concours d’amis locaux : Saint-Nicolas-de-Port, le Pays de Sion et Charmes sur les traces de Barrès, Chopin et Claude Gellée, les ateliers de lutherie à Mirecourt, le char de la 2e DB à Dompaire ; à Epinal, gala à l’hôtel Mercure, réception à l’hôtel de ville et visite commentée du tout neuf Musée de l’Image.
    En novembre, lors du déjeuner de gala au Cercle Militaire, on rappelle quelques moments historiques de la vie des Vosgiens de Paris, de Napoléon III à la V e République. La brochure sur l’histoire des associations des Vosgiens de Paris y est présentée.

Heureuse coïncidence : cette année-là, la Maison de la Lorraine organise la St-Nicolas en partenariat avec le département des Vosges : un ventriloque pour les enfants au théâtre Daunou, des concerts à Saint Roch et, autour de Saint-Nicolas, la présence de personnalités - MM. Aillagon, Delanoë, Legaret, Poncelet - qui apportent une effervescence inhabituelle à la rue de l’Echelle !

  • L’AVP est toujours représentée aux cérémonies officielles, Place des Pyramides à la mi-mai, à l’Etoile à la mi-septembre avec la Légion Vosgienne qui découvre à cette occasion les quais de Seine en bateau-mouche, le Musée de la Libération à Montparnasse, la Galerie de l’Evolution au Muséum, le château de Champs- sur-Marne, le Musée des Compagnons de la Libération aux Invalides.

2004-2008

La journée parisienne de la Légion Vosgienne, chaque année

  • Le Grenadier de la gare d’Austerlitz étant promis à la destruction, le déjeuner cherche d’autres installations suffisamment spacieuses : la porte Océane à la gare Montparnasse d’abord, puis le Campanile de la Porte Clichy en 2005.
  • La musique des Sapeurs Pompiers des Yvelines rehausse la cérémonie de l’Etoile, maintenant commune à plusieurs associations.
  • Le programme culturel varie : le Musée des Arts et Métiers - le Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget - le Palais de la Découverte - la Grande Arche de la Défense - le Mémorial de Gaulle, une nouvelle section du Musée de Invalides.

2004

2008

2004 : au Musée des Arts et Métiers

Le voyage inter-associatif se maintient

  • 2004.- Circuit en Meuse à partir de Commercy
  • 2005.- Château d’Haroué, La Ville-sur-Illon, Saint-Amé, Remiremont. Hébergement à la Résidence au Val d’Ajol , une journée en Alsace et quelques pas à Nancy sur les pavés neufs d’une place Stanislas restaurée.
  • 2006.- Les Trois Evêchés : Metz, Toul et Verdun.
  • 2007.- Une journée à Chartres sur le thème du vitrail remplace le séjour alsacien d’abord envisagé !
  • 2008.- Reims et les sites historiques de Champagne.


Photo de presse devant l’église abbatiale de Remiremont

Le fonctionnement de l’association évolue pourtant

  • C’est le Café du Pont Neuf, quai du Louvre, qui accueille depuis 2006 les conseils d’administration, les assemblées générales annuelles et les repas qui les clôturent. La même année, le Conseil Régional de Lorraine ferme sa vitrine régionale après dix années de fonctionnement. La boutique contigüe En passant par la Lorraine accueille un temps notre siège social, occasion d’une inhabituel déjeuner de crémaillère avec ses produits locaux.
  • L’Association Meusienne qui invitait à la traditionnelle galette, jusqu’alors à l’étroit rue de l’Echelle, convie désormais les membres des associations lorraines dans le salon Coty du Sénat, plus vaste et plus prestigieux, réservé par son président Gérard Longuet.
  • On met en place des visites d’automne - en plus de celles de printemps initiées précédemment - assorties d’un déjeuner :
    2004 : Basilique de Saint-Denis et la Maison d’Education de la Légion d’Honneur
    2004 : Château de la Malmaison et l’exposition sur le percement du tunnel de l’A86
    2005 : Assemblée Nationale grâce au député romarimontain François Vannson
    2006 : Antiquités orientales du Louvre
    2007 : Sénat où son président Christian Poncelet nous reçoit →
    2007 : Musée Fragonard de l’Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort
    2008 : Art sacré du XXe siècle à l’église Sainte Odile.

  • Institution progressive, à partir de 2004, d’un déjeuner à Saint-Augustin, à l’issue de l’office religieux de novembre.
  • Refonte des statuts en 2006, et élaboration d’un site internet dont on attend beaucoup.
  • En 2008, André RICHARD, co-fondateur de l’AVP, ne renouvelle pas sa candidature d’administrateur ; il met un terme à quinze années de secrétariat général mais conserve la rédaction de Lignes Bleues de nos Vosges qui en est à son 64e numéro.

2009-2013

La longue liste de toutes ces activités ne doit pas cacher une réalité sociologique sans qui se confirme d’année en année : les adhérents de l’AVP sont de moins en moins nombreux et de moins en moins jeunes ! Le conseil d’administration réduit en conséquence l’effectif de ses membres, beaucoup en responsabilité depuis l’origine. Les adhérents, qui se renouvellent peu, se sentent-ils moins vosgiens que par le passé ? Certains se rapprochent des autres associations lorraines de Paris qui finissent par se départir de leur spécificité originelle : elles cherchent avant tout à répondre aux attentes de leurs membres qu’elles invitent à se regrouper pour la circonstance : musées, spectacles, expositions, manifestations. Pour ce qui est proposé par l’AVP :

  • L’accueil de la Légion Vosgienne
    - en 2009, la Butte Montmartre - en 2010, un repas croisière sur la Seine
    - en 2011, le château de Versailles (ci-contre une partie des 150 participants !)
    - en 2012, l’église Sainte-Odile
  • Le voyage devenu traditionnel
    - en 2009, Epinal, les abbayes du Pays de Salm et quelques artisanats vosgiens
    - en 2010, Troyes, Auberive et Langres - en 2011, Strasbourg
    - en 2012, Orléans (600e anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc)
    - en 2013, Metz, Scy-Chazelles, la Petite Pierre, Meisenthal
  • Les visites
    - en 2009, Musée de la Légion d’Honneur à l’hôtel de Salm
    - en 2010, Cité de l’Immigration (Porte Dorée) - en 2011, Cité de l’Architecture (Chaillot)
  • Première conférence depuis l’exposé de Marcel Mougin sur la Ligne Maginot (1999), celle de Patrick de Gméline (2009) à la mairie du XVIe - Le traité de Versailles. Chronique d’une fausse paix - captive par la variété de ses sources et la réflexion historique qu’elle suscite.
  • La fête de Jeanne d’Arc, fête nationale du patriotisme, instituée en 1920, s’affadit d’année en année malgré les drapeaux de quelques petites représentations de vétérans et d’associations fidèles, dont celle des Vosgiens et Meusiens réunies. Les gerbes des hautes instances de l’Etat déposées devant la statue équestre, en quelques minutes un dimanche au petit matin, sont-elles une considération suffisante ? Par contre, cet hommage républicain trop discret, ignoré du public même lorrain, attire souvent dans son sillage tout un cortège de groupes partisans qui occultent la cérémonie officielle
  • Le 20e anniversaire de l’association, dans les somptueux salons de l’hôtel Marriott Rive Gauche, est présidé par le romancier vosgien Gilles Laporte qui commente un de ses récents ouvrages, la biographie de notre compatriote militante Julie Victoire Daubié, première bachelière de France en 1861.

Senones 2009

Troyes 2010

Versailles 2011

Chaillot 2011

Strasbourg 2012

Place des Pyramides

Vingt ans après

L’AVP s’interroge. Qu’est-il advenu de sa vitalité, de son originalité ? Comment dans le contexte régional peut-elle rester en accord avec sa devise ‘ Lorrain d’accord, Vosgien d’abord’ ? Quelle fibre spécifiquement vosgienne peut-elle aujourd’hui toucher et comment ?

Un nouveau chapitre de la vie de l’Association s’ouvre maintenant, avec l’objectif d’élargir la portée de ses outils : Lignes Bleues de nos Vosges sur papier et sur un site d’une conception plus dynamique.

S’il n’a pas rendu internautes tous les membres de l’association, le site inauguré en 2008 a bien facilité les contacts avec les correspondants extérieurs. Cependant, sa structure rigide, la faible place faite aux contenus apportés par les membres et l’absence de webmaster n’en ont pas fait l’instrument souple, fédérateur et économique que l’association attendait.

La rencontre espérée de quelques Vosgiens de Paris plus jeunes, professionnellement actifs, maîtrisant aisément la communication par les outils informatiques eux-mêmes en constante évolution, permet aujourd’hui de doter ce site d’une plateforme d’échange d’informations et de contenus en adéquation avec les pratiques actuelles. Avec un tel outil, reflet d’un fonctionnement associatif plus ouvert, l’association veut se mettre à la portée des jeunes comme des moins jeunes générations.

Il faut aussi l’indispensable engagement de quelques-uns et la participation du plus grand nombre pour que l’Association des Vosgiens demeure fidèle à sa mission, elle-même redéfinie : faire connaître les réalités économiques, la culture, le patrimoine des Vosges mais aussi les activités des Vosgiens en Ile-de-France. Attentive aux préoccupations des Vosgiens d’ici et d’ailleurs, leur offrant les moyens d’une communication plus spontanée et interactive, l’AVP intéressera aussi les plus jeunes compatriotes qui seuls pourront lui assurer un avenir.

’est son voeu et son projet.

Plus d'informations vous seront données prochainement sur les avantages de devenir membre de notre association.
Pour l'instant vous pouvez utiliser l'onglet " Contact " du site pour vos questions, réactions, à propos de ce site et de notre association.

Suite à l'assemblée générale du 07/04/2018, le conseil d'administration est composé de :

  • BERTRAND Gérard (Président)
  • PATAILLOT Annie-Catherine (Vice-Présidente)
  • GERLL Dominique (Trésorier)
  • FORT Dominique (Secrétaire)
  • BRASSEUR Madeleine
  • RUYER François
  • DUMOULIN Josiane
  • LEROY Philippe-Henri
  • SACKSTETTER Joël
  • CHEPFER Jacques

Administrateurs honoraires

  • BERTRAND Michel
  • RICHARD André
  • BELLIN Muguette
  • COURAGEOT Pierre

L’Association des Vosgiens de Paris (AVP) a été créée en 1993 par la réunion de l’Association Vosgienne de Paris (fondée en 1866) et l’Union Fraternelle des Vosgiens de Paris (fondée en 1904).

Correspondances officielles : adresser toutes les correspondances officielles à Gérard Bertrand, Président de l’Association des Vosgiens de Paris, 99 rue Paul & Camille Thomoux, 93330 Neuilly sur Marne

Extraits des statuts :

Article 2 (objet) : « l’Association des Vosgiens de Paris a pour objet d’entretenir et de développer des liens d’amitié et de solidarité entre ses membres. Elle pourra accorder une aide morale et ou matérielle à ses membres en difficulté et s’associer à des œuvres ayant un caractère d’utilité publique ou privé pour le département des Vosges ou à des œuvres sociales au profit des membres de l’association. »

Article 4 (composition) : « L’Association est composée :

  • Des membres ayant fait partie de l’Association Vosgienne de Paris et de l’Union Fraternelle des Vosgiens de Paris.
  • de toute personne originaire du département des Vosges ou ayant des attaches familiales, morales, matérielles ou sentimentales dans ce département, quel que soit leur domicile après avis motivé du conseil d’administration."

5 juillet 1828.- Le duc de Choiseul-Stainville, cousin du roi Charles X, pair de France et président du Conseil Général du département des Vosges réunit pour un banquet des notables venus des Vosges et des Vosgiens résidant dans la capitale. Cet événement passe pour être à l’origine des traditionnels banquets vosgiens et des associations d’originaires dans la capitale.

Albert MONTEMONT

Albert MONTEMONT (Rupt 1788 - Paris 1861), revenu à Paris après un exil à l’étranger, administrateur, traducteur, historien et chansonnier, magnifie par son verbe la communauté d’origine de ses compatriotes et fait naître le sentiment d’appartenance vosgienne chez les déracinés du sol natal : il exalte et entretient ainsi en eux cette dimension affective au cours des banquets qu’il organise, seul mode de réunion publique alors autorisé. Il l’exprime dans un hymne régional glorifiant le département, La Vosgienne, qu’il interprète pour la première fois à la fin du banquet du 18 décembre 1842. Son rêve - rendre tangible et concrète la fraternité vosgienne - se résume dans la devise Aimons-nous, aidons-nous toujours présente dans l’esprit des associations qui se sont constituées ensuite.

Maurice AUBRY
Président fondateur

Le 6 avril 1866, le Second Empire se libéralisant, le Ministère de l’Intérieur autorise la constitution de l’Association Vosgienne de Paris dont la vocation est de secourir les compatriotes parisiens dans le besoin. Maurice AUBRY, avocat puis banquier, politiquement conservateur et monarchiste, assurera la première présidence jusqu’en 1882. Elle sera administrée par une élite aisée, en grande partie issue du monde juridique, mais de tendances politiques diverses.

1871.- Après la capitulation de Sedan, une résistance s’organise dans les Vosges ; l’association finance l’équipement d’une des quatre compagnies de francs-tireurs du département, la compagnie Dumont, composée de combattants isolés, de volontaires et de gardes nationaux.

A partir de 1896, l’affaire Dreyfus qui partage l’opinion française trouble particulièrement l’Association Vosgienne où s’opposent deux de ses membres : l’avocat Edgar Demange, vice-président de l’association défend Alfred Dreyfus, et Jules Méline, deuxième président de l’association et Président du Conseil des Ministres, reste solidaire du Ministre de la Guerre qui accuse le capitaine… Les divergences qui s’ensuivent aboutissent à la constitution d’une association dissidente, les Vosgiens de Paris dits Vosgiens Républicains, conduite par d’éminentes personnalités du monde artistique et scientifique qui en ont été les présidents pendant 20 ans.
En effet, cette seconde association ne se dissoudra qu’après la mort de Jules Méline en 1925.



Ferdinand BRUNOT
(1867-1938)

    Professeur d’Université
    Linguiste et historien de la langue française
    A l’origine de l’Institut de phonétique de Paris
    Académie des Inscriptions et Belles Lettres




Emile GLEY
(1857- 1930)

    Professeur de biologie (endocrinologie)
    Académie de Médecine
    Collège de France
    Fondateur de la Société de psychologie




Maurice POTTECHER
(1867-1960)

    Manufacturier et homme de lettres
    Critique littéraire
    Créateur du Théâtre du Peuple de Bussang (1895)



1904.- Le pays s’ouvre aux questions sociales et la République se laïcise. C’est dans ce contexte nouveau qu’une troisième association, l’Union Fraternelle des Vosgiens (de Paris), se crée le 2 novembre avec une autre philosophie : ses fondateurs voient dans l’entraide entre petites gens un moyen d’atténuer les effets du chômage ou de la maladie. Elle met en œuvre une philanthropie mutualiste différente de la charité jusqu’alors pratiquée : des élites vosgiennes aisées qui donnent et des compatriotes dans le besoin qui doivent solliciter pour recevoir.

1914-1918.- Un dispositif ambitieux dicté par l’exode des populations vosgiennes et le sort des soldats s’ajoute aux aides apportées aux Vosgiens de Paris nécessiteux. L’Association Vosgienne constitue en son sein une organisation d’assistance pour la guerre et devient officiellement le Comité de secours aux réfugiés du département des Vosges. A ce titre, elle reçoit les subventions des administrations et les répartit auprès des réfugiés, combattants, prisonniers civils et militaires, ambulances et hôpitaux. Elle gère également les contributions en argent ou en nature qu’elle collecte auprès de ses membres et de leurs amis. Cette action patriotique et humanitaire, comme le soutien et l’autorité nationale de Jules Méline, contribuent durablement à la notoriété de l’association.

Paris compte donc temporairement trois associations d’originaires vosgiens, puis deux pendant près de quatre-vingts ans.  Cependant, les actions d’aide et d’entraide sont progressivement prises en charge par les pouvoirs publics ; les clivages sociaux qui déterminaient le recrutement des associations s’atténuent ; les particularismes de chacune s’estompent. Par ailleurs, les communications devenant plus faciles, les Vosgiens vivant à Paris se sentent moins éloignés de leur département et moins enclins à s’y rassembler. Néanmoins, pendant ces décennies, les deux associations perdurent.



Charles ARNOULD
(1970-1987)


André HERRSCHER
(1955-1990)
Les velléités d’unification, au lendemain des conflits nationaux notamment, n’ont pas de suite ; Les groupements continuent à vivre ainsi chacun de son côté, dans l’ignorance ou la défiance selon le caractère des dirigeants, mais toujours dans la différence et la concurrence...
Deux présidents aujourd’hui disparus, le colonel Charles Arnoult (AVP) et André Herrscher (UFVP), s’engagent plus avant et tentent de timides rapprochements.



1993.- Leurs successeurs, Jacques-Marcel Paul (AVP) et Michel Bertrand (UFVP), et les administrateurs bien conscients du déclin de la vie associative, réalisent enfin le projet de fusion. La dissolution des deux associations historiques est votée. Les statuts de l’Association des Vosgiens de Paris - qui réunit les biens, regroupe les membres et perpétue les activités de ses aînées - sont signés et déposés en préfecture en décembre. La nouvelle AVP y est enregistrée sous le numéro d’ordre 93/4734 (dossier 112779 P) et sa création est publiée au Journal Officiel du 5 janvier 1994 (page 71 § 1381).

Cette fusion de l’Association Vosgienne et de l’Union Fraternelle des Vosgiens de Paris, attendue et saluée par les instances vosgiennes, a clarifié l’image de la colonie vosgienne en Ile-de-France et ouvert un nouveau chapitre de son histoire. En appelant son bulletin Lignes Bleues de nos Vosges, elle s’est inspirée d’une expression extraite du testament de Jules Ferry, un des membres fondateurs de la première association de Vosgiens à Paris, mort un siècle plus tôt.

2003.- Pour son 10e anniversaire, l’Association a réalisé une brochure Les Vosgiens de Paris, une soixantaine de pages sur l’histoire des associations vosgiennes de la capitale aux siècles derniers. Quelques exemplaires sont encore disponibles au secrétariat. Ces lignes en sont le résumé.

André Richard.

Quelques éminents Vosgiens de Paris


Maurice Barrès.
Maurice Barrès
(Charmes 1862-1923).
Homme de lettres.

Marc Boegner.
Marc Boegner.
(Epinal 1881-1970)
Haute figure du protestantisme français.
Académie Française.

Hubert Curien
Hubert Curien
(Cornimont 1924-2002).
Chercheur -Ministre de la Recherche - Le père d’Ariane.
Académie des Sciences.

Jules Ferry.
Jules Ferry
(Saint-Dié 1892 - 1893)
Homme politique.
Membre fondateur de l’Association Vosgienne (1866).

André Jacquemin.
André Jacquemin
Epinal 1904-2002)
Peintre et graveur.
Académie des Beaux Arts.

Maurice Lemaire.
Maurice Lemaire
(Gerbépal 1895- 1979)
Directeur de la SNCF - Homme politique.

Jean Lurçat
Jean Lurçat
(Bruyères 1892- 1966)
Artiste peintre, rénovateur de l’art de la tapisserie.
Académie des Beaux Arts.

Jules Méline
Jules Méline
(Remiremont 1838- 1925)
Homme politique - Président du Conseil des Ministres.
Président de l’Association Vosgienne (1883-1910).

Jean Rodhain
Jean Rodhain
(Remiremont 1900- 1977)
Prélat de Sa Sainteté.
Fondateur du Secours Catholique (1946).

et parmi bien d’autres :

Alphonse DROUAND, restaurateur
René FONCK, as de l’Aviation pendant la Grande Guerre.
Henri GUINGOT, statuaire.
Louis LAPICQUE, physiologue et militant socialiste.